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(Cliquez
sur la frise pour suivre le détail des opérations)
| Patton
à la conquête de l'Ouest |
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Patton
avait prévenu: « Un de ces jours, je
me déchaînerai en Europe. »
Old Bradley, le vieux, vient de lui lâcher
la bride. Commence, à Pontaubault, une folle chevauchée,
unique dans l'histoire, qui ne s'achèvera que
dans les faubourgs de Prague.
Pontaubault,1
Août. La police militaire gère, pistolet
au poing, un embouteillage gigantesque : 50 km de bouchons
! 1500 vehicules pare-choc contre pare-choc vont défiler
sur le pont pendant trois jours. La Ilème Armée
penètre en Bretagne, « poussée par Patton
comme une horde de bisons du Far-West ».
Objectif Brest et les ports bretons, qu'il faut prendre
par surprise. une seule directive, « avancez, il
n'y a pas de plan ». Hitler est sidéré
: « Voilà que ce général de cowboy
s'en va en guerre en Bretagne par une seule route et
un seul pont avec toute une armée... C'est tout de même
inconcevable »
(P. Carell).
Patton
glisse une armée de 100.000 hommes par un trou
de souris ! C'est d'une audace.
Photo Mémorial de Caen - Reproduction
interdite
Rencontres avec des GI et des Avranchinais
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Le passage
de l'armée américaine s'effectue du 3 au 7 août,
sous le bombardement permanent des Allemands
La DCA en abattra 18 en 40 heures
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Devant
le succès de I' opération, les Américains
sont pris de vertige lls veulent prendre à
revers l'armée allemande en Normandie.
Montgomery au nord, Bradley et Patton au sud,
la tenaille va se refermer. Auparavant, il faut
nettoyer le terrain.
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(Galerie photo-ciné-son
: 0233605820 - reproduction interdite)
Une Jeep américaine remonte la rue de la
Constitution, un casque allemand en guise de trophée
sur la calandre.
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Les troupes de choc tombent dans une embuscade à
Brée, près de la ligne de chemin de fer.
Michel Delahaye était présent à
la bataille. "J'ai fait la guerre d'AIgerie,
mais ce que j'ai vu ce jour-là a été
terrible.". Quelques chars américains
sont détruits par un canon caché dans
une ferme. « lls se sont tirés dessus à
bout portant, Puis les Allemands ont Ievé les
bras en criant "Kamarad kaputt ".
Ils sont tombés sur un groupe de commando de
noirs qui progressait baïonnette entre les dents.
Ils ne leur ont pas fait de cadeau. Aussitôt les
bulldozers ont déblayé la route poussant pêle-mêle
véhicules et cadavres allemands dans le fossé.
Ça allait très vite... » Rennes est liberée
le 4 août. Les Français sont ivres de bonheur,
les Américains triomphent. Et pourtant... Ie
général Jodl, chef d'état-major
de l'armée allemande, appelle Von Kluge :
«.. Le führer pense qu'il est excellent que le
plus grand nombre de troupes franchissent le goulot
d'Avranches, avant que nous les coupions à cet endroit
» (E. Florentin).
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PATTON
Demi-dieu
pour ses hommes, Patton croyait en la réincarnation.En
cet été 44, il incarne, plus que
tout autre général, l'Amérique
triomphante. Patton on aime, ou on aime pas.
La presse américaine a dressé
contre lui l'opinion publique. N'a
t-il-pas frappé deux soldats dépréssifs
en Sicile ! Les généraux à
la carrière tranquille se méfient
de cet homme, personnel, impétueux. Rien
à voir avec Eisenhower, le puritain,
qui dirige la libération de l'Europe
comme une croisade religieuse. Patton appartient
à la race des grands généraux.Il
s'est illustré en France à la
tête de ses chars, pendant la Première
Guerre mondiale.Georges Patton prend un maximum
de risques pour gagner vite et
épargner ses hommes qu'il mène
durement.« Vos noms entreront dans l'histoire
avec celui de la IIIème armée,
ou s'inscriront dans les registres mortuaires
», leur a-t-il dit avant leur arrivée
en France.
La
Percée d'Avranches, aurait selon un de
ses anciens soldats, raccourci la guerre de
six mois. Ca valait bien quelques coups de gueule
!
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| Textes
de Michel Coupard et Jack Lecoq |

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